Vos croyances


  
   Lorsqu'on fait la comparaison des valeurs sociales actuelles avec celles d'il y a cent ans, un élément existant jadis est absent de la préoccupation de la plupart des gens aujourd'hui : la spiritualité. « Bon, bon ! Quelle religion y veut nous vendre , à c't'heure ! »

   Aucune ! Sans tomber dans le panneau de la conversation religieuse radicale et fanatique, il s'agit simplement de savoir que la dimension spirituelle fait partie de l'être humain au même titre que l'aspect psychologique ou intellectuel. Le fait de CROIRE est un besoin de l'être humain. Ce n'est pas pour rien que 95 % de la population mondiale croit en Dieu sous une forme ou sous une autre. Remarquez ceci : beaucoup de gens affirment ne plus croire en Dieu (bah ! trop quétaine), mais s'embarquent dans des mouvements ésotériques. Les gens se cherchent, veulent une façon de donner un sens global et universel à leur vie. Et pour cette raison, plusieurs se laissent avoir par une multitude de croyances. Et c'est là que la menace des sectes se fait plus présente. Vous n'avez qu'à lire le récit L'alliance de la brebis de Gabrielle Lavallée pour bien saisir cet aspect de la faiblesse affective.

   C'est entre 20 et 25 ans qu'on est le plus instable sur le plan spirituel. À 16 ans, on ne fait qu'être en réaction aux croyances religieuses de ses parents. Dans la vingtaine, on se questionne réellement, donc on devient instable, donc le danger de gober n'importe quelle cochonnerie devient sérieux. C'est pour ça que c'est plus important qu'on le croit de se bâtir une stabilité spirituelle qui donne des réponses précises aux questions sur la vie, la mort et la souffrance. Ces réponses doivent être logiques pour soi.

   Si un jour on vous parle de fin du monde imminente, d'une personne qui a reçu les révélations d'un Être supérieur, de l'omniprésence de Satan à travers la société, de personnes perdues si elles ne sont pas membres du groupe des « sauvés », de l'enfer qui sera bientôt sur terre et bla-bla-bla, alors questionnez-vous sérieusement. À la limite, tournez les talons et partez. De plus, vérifiez les caractéristiques sectaires suivantes : la place limitée de la femme par rapport à l'autorité et aux décisions, l'alimentation réduite, le fait de couper contact avec sa famille et de cesser ses activités sociales, l'argent qu'on vous soutire obligatoirement, la tenue vestimentaire imposée, la réduction du nombre d'heures de sommeil, la sexualité non respectée, la liberté de penser et d'expression bafouée, les croyances ou doctrines imposées par la force, le reniement par le groupe si on le quitte et l'interdiction d'être seul avec soi-même — pour éviter de penser et de développer l'esprit critique —, bref, tout ce qui atteint la liberté d'être et la dignité humaine. Si certains des éléments présentés ci-haut vous concernent, il faudrait peut-être vous poser des questions. En passant, avez-vous remarqué que plusieurs de ces situations peuvent concerner la vie de couple ? Jetez un nouveau coup d'œil à la liste, pour le fun.

   Tout cela ne veut surtout pas dire de mettre de côté la spiritualité, au contraire. Au sujet de cette dimension spirituelle qu'on a perdue, je vous dirai ceci : retrouvez une spiritualité qui fait de vous de meilleurs personnes. Et pratiquez-la ! Que ce soit une forme de méditation, de réflexion, de prière ou de rencontre quelconque, réservez-vous du temps pour redécouvrir l'Universel. Développez une spiritualité qui vous permette de voir la vie, les autres — vous-mêmes inclus — et la mort d'une manière différente, plus engageante et plus vivante, question d'être sensibles à la souffrance des autres, de travailler à éliminer le mal en vous et autour de vous et de faire passer l'humain avant le matériel. Les personnes croyantes donnent souvent un sens à leur vie et possèdent cette capacité supplémentaire de se battre contre l'orgueil et l'égoïsme qui causent la presque totalité du mal dans le monde. De plus, la spiritualité prémunit contre les gourous de sectes ou de mouvements fuckés.

   Maintenant, quelles sont vos croyances et que vous apportent-elles ? L'astrologie ? Le tirage de cartes ? Les rencontres avec les voyants ? Les regroupements sataniques ? Ouija ? Est-ce qu'elles vous font évoluer spirituellement et humainement ? Comment se fait-il que tous les voyants d'Amé-rique n'aient pas prédit la destruction du Word Trade Center à New York ou le tsunami indonésien ? C'était quand même gros, non ? Par contre, on croit dure comme fer la voyante qui a affirmé qu'on aura un amoureux dans deux mois et qu'il s'appellera Bobby. Dès qu'il est question de prédir l'avenir, c'est là qu'on se goure. Faites un petit test : conservez vos prédictions horoscopiques et ne les lisez que dans un an
 ; vous constaterez bien des choses... L'étude de l'histoire des philosophies — Le monde de Sophie, de Jostein Gaardner, en est une bonne lecture — nous montre que l'être humain a toujours travaillé à se sortir du destin. Si tout est décidé d'avance, nous n'avons aucune liberté.

   Revenons à nos moutons. De la spiritualité se dégage un interdit assez universel dans le monde, peu importe la religion : l'interdit du meurtre. Pourquoi ? Parce qu'éliminer une vie humaine, c'est atteindre ce qui existe de plus sacré au monde. Car la personne est absolument et catégoriquement irremplaçable. Tout comme VOUS êtes irremplaçables... c'est aussi « interdit » de vous tuer vous-mêmes, car votre perte est trop considérable. Et la seule personne qui peut douter de votre valeur si grande, eh bien, c'est vous-mêmes.

   Lisez le livre La Vie après la vie de Raymond Moody, surtout l'additif concernant le suicide. Cet ouvrage contient des témoignages de gens ayant frôlé la mort, que ce soit des jeunes, des vieux, peu importe la religion ou les croyances. Si vous êtes attentifs à ce qui se dit autour de vous, vous découvrirez que plein de personnes, possiblement même dans votre propre famille, ont déjà vécu une expérience semblable. Ce qui attire l'attention, c'est que ces expériences ne peuvent être des hallucinations ; nous ne faisons pas tous les mêmes rêves, à ce que je sache. Un mode de fonctionnement du cerveau au moment de la mort ? Peut-être. Mais comment des individus, enfants inclus, ont-ils été en mesure de décrire ce qui se passait autour d'eux et dans les pièces voisines de l'hopital ? Et au sujet du suicide, les gens qui ont fait des tentatives, qui ont frôlé la mort et qui en sont revenus sont unanimes à ce chapitre : il n'était pas question de diablotins à queue fourchue, mais s'enlever la vie ne réglait pas leurs problèmes ; leurs émotions demeuraient et persistaient. Au fond, ça ne changeait rien à leur situation, mis à part la perte de leur pouvoir de changer les choses. Ils étaient encore en recherche d'eux-mêmes et d'une solution.

   « J'crois pas à ces affaires-là, moi ! Quand on est mort, on est mort, point ! » OK ! OK ! On se choque pas. On fait juste parler, là. Mais êtes-vous vraiment sûrs qu'il n'y a rien après la mort ? Qu'est-ce qui vous certifie qu'après le suicide, ce n'est pas pire ? En avez-vous la preuve ? Qui vous a dit que vous iriez rejoindre votre grand-maman décédée ou votre frère qui s'est enlevé la vie ? Parce que ce n'est pas ce que les témoignages de gens ayant frôlé la mort affirment.

   Des livres comme La Vie après la vie, ça ne prouve pas l'existence de Dieu ou d'une forme de vie après la mort, car ce sujet ne se situe pas dans le domaine scientifique, avec preuves et vidéos. On ne peut croire qu'il n'existe pas. Dans les deux cas, il s'agit d'une croyance. Au fond, à bien y réfléchir, c'est comme l'amour : ce n'est qu'une croyance. Vous aimez votre mère ? Prouvez-le... Vous vous rendez bien compte que vous ne pouvez en aucun cas prouver que vous aimez une personne ; elle ne peut que se fier à vous par la confiance, c'est tout. Le film Contact, avec Jodie Foster, exploite bien cette notion.

   Juste un petit exercice pour vous illustrer la notion de foi ou de confiance : pensez à quelqu'un que vous aimez. Maintenant que vous avez son image en tête — et je sais pertinemment que vous en avez une —, prouvez-le-moi. Montrez-moi cette image-là. Je ne peux que vous croire lorsque vous me dites qu'elle est présente dans votre tête. En aucun cas vous pourrez, de quelque manière que ce soit, m'en donner la preuve scientifique. Et pourtant, elle est là.

   Je ne veux pas faire un essai philosophique détaillé sur la question, mais supposons que Dieu n'existe pas, alors tout m'est permis. Je n'ai aucun compte de ma vie à rendre. Mais si Dieu existe — supposons seulement — , alors je suis peut-être beaucoup plus responsable de mes actes que je ne le crois. À ce compte, j'ai une responsabilité humaine des actes que je pose et j'ai peut-être aussi une responsabilité spirituelle. Responsabilité de mes actes animés par le mal, bien sûr, ET responsabilité de mes actes animés par le bien. Ces derniers sont les plus nombreux chez la très grande majorité des gens, vous inclus. Ne l'oubliez pas.

   Que Dieu existe, on ne pourra jamais le prouver. Que Dieu n'existe pas, ça non plus, on ne pourra jamais le prouver. Mais, vous savez, ce n'est pas Dieu qui est quétaine, c'est la manière dont on le présente. Et au bout du compte, une notion assez universelle ressort d'à peu près toutes les formes de religions permettant à l'humain d'évoluer : l'important, c'est l'amour
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L'amour de soi...

L'amour de l'autre...

L'amour de la vie... 

source : La vie avant tout, par Carl Desrochers

 

 
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